Agressivité, sautes d’hummeur, accés de colère

CHERCHER LA CAUSE AVANT TOUT

Fréquents dans la maladie d’Alzheimer, les comportements agressifs ont presque toujours une origine précise… à s’efforcer de retrouver !

La maladie d’Alzheimer altère les capacités d’adaptation à une situation nouvelle. Dès lors, tout changement important est vécu comme angoissant par la personne malade. Ne pouvant mettre des mots sur son angoisse et ses difficultés à s’adapter, elle va les exprimer autrement. L’agressivité est l’un des modes d’expression possibles de son mal-être. Elle est plus souvent verbale (cris, refus virulent, menaces, insultes…), que physique (portes claquées, jet d’objets, coups, morsures…). De tels comportements sont fréquents. Dans une revue récente de toutes les études menées sur le sujet * , des épisodes d’agressivité sont retrouvés chez 40% des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, et des accès d’irritabilité (colères, sautes d’humeurs) chez 36% d’entre elles. Ils sont souvent très
difficiles à vivre pour les aidants, quand ils ne motivent pas leur décision de faire entrer en institution leur proche malade.

Prendre le temps de comprendre

A de rares exceptions près, ces troubles sont la conséquence d’un événement particulier. Pour l’identifier, il faut s’efforcer de retracer l’historique du comportement agressif. Quand a-t-il commencé ? A quel moment de la journée survient-il ? Dans quelles circonstances ?Apparaît-il en présence de certaines personnes seulement ? Répondre à ces questions aide à retrouver la cause originelle. Elle peut être en lien avec l’environnement de la personne malade. Des travaux dans son logement ou dans son quartier, une ambiance sonore différente ou une nouvelle tête dans son entourage, sont susceptibles de déclencher des changements de comportement. C’est aussi le cas de problèmes physiques : douleurs, rétention d’urine, constipation, infection, baisse récente de l’audition ou de la vue, effets indésirables d’un nouveau médicament… De même, une dépression sous-jacente peut rendre irritable, donc facilement agressif.


*Zhao QF et al. The prevalence of neuropsychiatric symptoms in Alzheimer’s disease : Systematic review and meta-analysis. J Affect Disord. 2015 Oct 24;190:264-271



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