Les traitements non médicamenteux de la maladie d’Alzheimer

En dehors des traitements médicamenteux, il existe de nombreuses prises en charge qui tendent à améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Ces interventions visent à préserver le plus longtemps possible l’autonomie des malades, à atténuer les troubles du comportement et à soutenir les aidants.

Un des buts de ces thérapies est également de garder le lien social, de rompre l’isolement dans lequel peuvent s’enfermer certains malades. En proposant des activités plaisantes et stimulantes, la personne peut prendre conscience de ses capacités préservées et ainsi être valorisée. Les prises en charge non médicamenteuses peuvent être spécifiques à différents stades de la maladie, elles sont diverses et variées, en groupe ou de façon personnalisées, à domicile ou à l’extérieur. Leur mise en place est à réfléchir avec les besoins et les envies de la personne.

Un soutien psychologique
L’annonce du diagnostic implique un bouleversement pour la personne et pour son entourage. Un suivi psychologique peut être nécessaire pour aider le patient et/ou son entourage à faire face à cette annonce ainsi qu’aux difficultés rencontrées dans le quotidien. Les psychologues peuvent intervenir dans le cadre individuel, ou dans des groupes de parole.

Les thérapies basées sur la cognition
La stimulation cognitive : il s’agit d’une approche neuropédagogique impliquant les facteurs cognitifs (attention, mémoire…) et les facteurs psycho-sociaux (confiance en soi, socialisation…).  Elle vise à optimiser les fonctions préservées. Cette prise en charge peut s’adapter aux différents stades de la maladie. Elle peut être pratiquée en individuel ou en groupe homogène dans le cadre d’atelier mémoire.
La revalidation cognitive : contrairement à la stimulation cognitive, la revalidation cognitive s’appuie sur des techniques compensatoires pour pallier le déficit cognitif de la personne. C’est une rééducation neuropsychologique individualisée qui s’adapte aux difficultés propres de la personne. Son principal objectif est de permettre le maintien à domicile en favorisant l’autonomie. Ces deux types de prises en charge peuvent être proposés par des neuropsychologues ou des orthophonistes, ainsi que des ergothérapeutes pour les activités de la vie quotidienne.

Les thérapies basées sur le corps
L’activité physique : il est important de garder une activité physique le plus longtemps possible car celle-ci aurait des bienfaits sur les fonctions cognitives et sur les capacités physiques, notamment en prévenant les chutes et en préservant la mobilité. Des thérapies adaptées aux besoins de la personne peuvent être administrées par des kinésithérapeutes, des psychomotriciens et des ergothérapeutes.
– Bien être corporel : des techniques comme les massages et la relaxation peuvent détendre la personne et ainsi diminuer les troubles du sommeil, l’anxiété, les troubles du comportement.

Les thérapies basées sur le  comportement
Beaucoup de thérapies montrent un effet positif sur l’humeur des personnes en favorisant le bien être.  Parmi ces thérapies, nous répertorions celles basées sur :
Le sens : la stimulation mutisensorielle, l’aromathérapie, la chromothérapie, la luminothérapie, la relaxation, les massages, la thérapie assistée d’animaux.
La créativité : l’art-thérapie et la musicothérapie  L’expression artistique permettrait d’améliorer sensiblement l’expression orale dans les stades avancés de la maladie et de diminuer les symptômes comportementaux.

Les thérapies agissant sur l’environnement
Les ergothérapeutes peuvent proposer des conseils et des aménagements au domicile afin de l’adapter au besoin de la personne. Leur connaissance des technologies et de diverses techniques permet  de sécuriser l’environnement, de l’adapter pour pallier les difficultés quotidiennes et ainsi  prolonger l’autonomie et d’améliorer la qualité de vie à domicile. 

> découvrir des exemples de thérapies non-médicamenteuses


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