Causes et facteurs de risques de la maladie d’Alzheimer

Les lésions responsables de la maladie

A ce jour, nous ne savons toujours pas ce qui cause la maladie d’Alzheimer. En revanche, il est établi qu’avant même l’apparition des premiers symptômes, les neurones sont affectés par deux types de lésions : les plaques amyloïdes que l’on retrouve entre les neurones, et la dégénérescence neurofibrillaire que l’on retrouve à l’intérieur des neurones. Ces deux lésions correspondent à des amas de protéines qui se forment lors du processus normal du vieillissement. Cependant, dans les démences de type Alzheimer, ces protéines s’accumulent en beaucoup plus grande quantité

Les plaques amyloïdes

Les plaques amyloïdes, ou plaques séniles,  sont formées par l’accumulation anormale d’une protéine dite « β-amyloïde ». Ces plaques se déposent entre les cellules nerveuses situées dans la substance grise du cortex cérébral, provoquant un dysfonctionnement des neurones environnants puis, la mort neuronale.

Les dégénérescences neurofibrillaires

La dégénérescence neurofibrillaire correspond à une accumulation anormale de filaments à l’intérieur du neurone. La protéine à l’origine de ce dysfonctionnement est appelée « protéine Tau ».
La dégénérescence neurofibrillaire entraîne progressivement une désorganisation cellulaire puis, la mort neuronale.

La mort des neurones s’opère avant tout dans l’hippocampe, une des régions essentielle de la mémoire, et dans le cortex associatif, qui permet de relier entre elles différentes fonctions. La mort neuronale aura pour conséquence une atrophie de certaines zones cérébrales, c’est-à-dire une diminution du volume du cerveau.

Image-Comprendre_maladie

Les lésions de la maladie d’Alzheimer  © Agence France Presse

Les facteurs de susceptibilité génétique

Très rare, les formes familiales ou héréditaires représentent moins de 1% des patients souffrant de la maladie d’Alzheimer. Cette forme purement génétique se caractérise par une apparition très précoce des symptômes et par une transmission dite autosomique dominante (la moitié de chaque génération est atteinte).

Les formes non-familiales ou  sporadiques représentent environ 90% des malades et se développent généralement après 65 ans. Bien qu’il n’existe pas un processus héréditaire, ces formes semblent comporter une prédisposition génétique.
Le gène ApoE4 est le facteur de risque le plus important de la forme sporadique de la maladie d’Alzheimer. Des trois variantes du gène apoE (apoE2, apoE3 et apoE4), la variante apoE4 est associée à un risque accru de maladie d’Alzheimer. Cependant, la présence de l’ApoE4 n’est ni nécessaire, ni suffisante pour développer la maladie. Cela signifie qu’une personne qui n’est pas porteuse du gène apoE4 peut quand même développer la maladie d’Alzheimer et qu’un individu porteur du gène apoE4 n’en sera pas nécessairement atteint.

Les facteurs de risques associés à la maladie d’Alzheimer

L’apparition de la maladie d’Alzheimer provient de l’interaction entre un terrain génétique et des facteurs de l’environnement. L’âge est bien sûr le principal facteur de risque avec une prévalence qui double tous les 5 ans, à partir de 65 ans (exemple : le risque est de 10% à 65 ans et passe à 15% à 70 ans, 20% à 75 ans…).

En dehors de l’âge, d’autres facteurs, bien que n’intervenant pas sur le développement des lésions, sont décrits comme facteurs de risque. L’association entre hypertension artérielle, hypercholestérolémie, tabagisme, diabète (dans une moindre mesure) et maladie d’Alzheimer est maintenant bien établie. Par ailleurs, l’alimentation (moins elle est équilibrée, plus il y a des risques), le manque d’activité physique et le manque de stimulation cognitive pourraient être également associés à un risque augmenté de maladie d’Alzheimer.

A l’inverse, une consommation modérée d’alcool ou l’apport de certains éléments nutritionnels (richesse en substances anti-oxydantes) pourraient avoir un effet protecteur.



Pour aider les malades, aidons les chercheurs !