Le diagnostic de la maladie d’Alzheimer en 3 étapes clés

24 mai 2024

Diagnostiquer la maladie d’Alzheimer chez un proche est une étape difficile mais essentielle pour garantir une prise en charge efficace et ainsi ralentir la progression de la pathologie.

Grâce aux progrès récents de la recherche et de la technologie, un diagnostic fiable peut être posé dès les premiers signes de la maladie. Voici les 3 étapes détaillées du processus de diagnostic en 2024 :

  1. Le test de repérage

Lorsque le comportement de votre proche âgé devient préoccupant – trous de mémoire, anxiété, irritabilité, difficultés à s’organiser ou à s’orienter – il est crucial de consulter un médecin généraliste. Celui-ci réalise un test de repérage basé sur des questions posées au patient et à son entourage, afin d’identifier d’éventuels troubles cognitifs. Ce test permet de distinguer les symptômes de la maladie d’Alzheimer des changements normaux liés au vieillissement. Cependant, ce test initial ne constitue pas un diagnostic formel. Si des troubles cognitifs sont suspectés, le médecin orientera le patient vers des spécialistes tels que des neurologues, des gériatres ou des psychiatres pour une évaluation plus approfondie.

 

  1. Le bilan neuropsychologique

Le bilan neuropsychologique consiste en une série de tests administrés par un neuropsychologue pour évaluer les différentes fonctions cognitives du patient. Ces tests examinent la mémoire, l’orientation spatiale et temporelle, le raisonnement, le langage, la compréhension et l’attention. Les résultats de ces tests permettent de confirmer et de préciser l’existence de troubles cognitifs. Par exemple, ils peuvent déterminer le type de pathologie et son stade d’évolution. Ce bilan est crucial pour établir un diagnostic précis et pour planifier les étapes suivantes de la prise en charge.

 

  1. Les marqueurs biologiques

Pour confirmer le diagnostic, des examens complémentaires sont effectués pour détecter les marqueurs biologiques spécifiques de la maladie d’Alzheimer. Il existe deux principaux types d’examens :

 

– Les examens d’imagerie :

  – IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) : L’IRM est utilisée pour exclure d’autres pathologies pouvant expliquer les symptômes observés (tumeur, hydrocéphalie à pression normale, hématome sous dural…) et pour détecter des signes spécifiques de maladies neurodégénératives. Par exemple, l’atrophie des hippocampes est souvent un indicateur de la maladie d’Alzheimer.

  – TEP (Tomographie par Émission de Positons) : La TEP permet de visualiser les lésions cérébrales caractéristiques de la maladie, telles que les plaques amyloïdes (TEP-Amyloïde) ou de montrer un fonctionnement cérébral moins efficace (TEP-FDG).

– Les dosages biologiques :

  – Dans le liquide céphalo-rachidien (ponction lombaire). Ce test mesure les concentrations de peptide amyloïde-béta (Aβ) et de protéine tau phosphorylée dans le liquide céphalo-rachidien, prélevé par ponction lombaire. Ces biomarqueurs sont fortement associés à la maladie d’Alzheimer.

  – Par prise de sang : Les tests sanguins pour ces biomarqueurs sont encore en phase de recherche et sont considérés comme moins fiables. A l’avenir, ils représenteront une alternative moins invasive et moins coûteuse à la ponction lombaire.

 

Ces examens de l’étape 3 sont-ils toujours prescrits par les médecins ?

L’IRM doit être faite systématiquement pour s’assurer de ne pas passer à côté d’une autre pathologie. Les examens isotopiques et la ponction lombaire dépendent de la situation. Pour un sujet âgé, chez qui tout concorde (symptômes, premiers examens…) on peut en rester là. Dans un centre un peu spécialisé on aura tendance à poursuivre les examens.

 

En conclusion, obtenir un diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer est essentiel pour plusieurs raisons :

– Une prise en charge rapide : un diagnostic précoce permet de commencer rapidement les traitements et de mettre en place des interventions non médicamenteuses afin de ralentir la progression de la maladie.

– La planification de l’avenir : il est important pour les patients et leurs familles d’avoir la capacité de planifier l’avenir, de prendre des décisions éclairées concernant les soins et les ressources nécessaires.

– Une meilleure qualité de vie : une prise en charge appropriée peut améliorer la qualité de vie des patients en atténuant certains symptômes et en leur offrant un soutien adapté.

 

En 2024, les avancées dans le diagnostic de la maladie d’Alzheimer doivent pouvoir permettre d’accéder à une prise en charge plus rapide et plus efficace. Ces progrès offrent aux patients et à leurs familles une meilleure compréhension de la maladie ainsi que des perspectives pour mieux gérer son impact au quotidien, même si les disparités régionales en termes d’accès aux soins et d’aide demeurent importantes en France.

 

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