International Collaborative project
for Alzheimer Research
–
IPCAR-2030
#1 Fondation Recherche Alzheimer
La Fondation Recherche Alzheimer, reconnue d’utilité publique en 2016 et labellisée IDEAS, est aujourd’hui le 1er financeur de la recherche sur la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées en France.
Nos missions
Développer et soutenir la recherche d’excellence sur la maladie d’Alzheimer et les autres maladies neurodégénératives affectant la cognition.
Apporter un nouveau souffle à la recherche en Europe en favorisant les synergies entre les centres de recherche européens, états-uniens et canadiens pour pour accélérer la recherche réciproque.

#2 Projet de collaboration internationale
pour la recherche sur la maladie d’Alzheimer – ICPAR-2030
1. Objectifs de ICPAR-2030
ICPAR est un projet d’envergure pour accélérer la recherche sur la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées. La montée en puissance de centres experts en France, chacun lié à des centres en Europe, est de nature à promouvoir une dynamique vertueuse en challengeant les meilleurs équipes.
L’enjeu fondamental de la recherche consiste à investir des budgets importants auprès des équipes les plus qualifiées et inscrites déjà dans la compétition mondiale afin d’aboutir à des résultats significatifs dans la compréhension de la maladie d’Alzheimer.
De telles équipes existent en France dans des pôles d’excellence et peuvent gagner en puissance de recherche par des moyens appropriés et renforcés.
Chaque pôle d’excellence possède déjà aujourd’hui des coopérations ou des liens avec des projets en Europe et exerce son activité de recherche sur des sujets de pointe.
Le projet que nous proposons de bâtir va permettre une montée en puissance inédite de la recherche sur Alzheimer et les maladies apparentées en France tout en dynamisant les synergies avec d’autres équipes d’excellence européennes.
Les objectifs retenus, parce qu’à fort enjeu pour les maladies neurodégénératives sont prioritairement le soutien à la recherche clinique et pré-clinique.

2. Les axes de recherche ICPAR-2030
Les projets porteront sur la maladie d’Alzheimer et les maladies dites « apparentées » à Alzheimer.
Ainsi, les thématiques d’avenir retenues sont les suivantes :
En clinique :
Les biomarqueurs liquidiens sont des dosages biologiques, réalisés sur des fluides physiologiques qui permettent de confirmer le diagnostic de maladie d’Alzheimer, car ils reflètent les deux processus de la maladie : pathologie tau et pathologie amyloïde. Ils ont d’abord été identifiés dans le liquide cérébro-spinal, qui est au contact du système nerveux central. Des progrès techniques permettent désormais le dosage de marqueurs dans le sang, en dépit de leur extrême dilution. Ces marqueurs sont en cours de développement et certains sont déjà validés par la FDA pour les Etats-Unis. Manquent encore des marqueurs pour les maladies apparentées, et la recherche doit se poursuivre (1) pour repérer les processus plus fins, tels par exemple que l’inflammation, l’activation microgliale, etc. qui jouent un rôle important dans ces maladies et peuvent constituer des cibles thérapeutiques et (2) pour affiner la prédiction du risque de progression chez des sujets dits « à risque », c.a.d. chez lesquels la maladie se développe sans encore s’exprimer cliniquement.
L’IRM permet de repérer des atrophies localisées reflétant la neurodégénérescence. L’utilisation de marqueurs isotopiques donne des informations topographiques sur les zones atteintes : hypoperfusion, présence de dépôts amyloïdes ou de pathologie tau. Enfin des méthodes d’IRM particulières peuvent renseigner sur les liaisons anatomiques ou fonctionnelles entre différentes zones cérébrales.
Les cohortes multimodales consistent à suivre des volontaires sains ou des patients à risque pour suivre les premiers stades ou l’évolution de la maladie sur les paramètres cliniques, et de marqueurs biologiques ou d’imagerie.
Même si on exclue les rares formes purement génétiques, héréditaires, de la maladie, il existe des déterminants génétiques importants dans sa genèse. Des mutations bien identifiées de certains gènes augmentent en effet le risque de développer ces affections. Il reste à identifier des gènes, qui individuellement ne modifient que peu le risque, mais dont la combinaison peut avoir un impact important. L’identification de ces gènes à risque ouvre en outre la voie à l’élucidation de certains mécanismes contribuant à ces pathologies.
En sciences fondamentales :
Le cerveau est isolé de la circulation sanguine par un filtre protecteur : la barrière hémato-encéphalique. Celle-ci empêche la pénétration intracérébrale de molécules toxiques ou d’agents infectieux. Cette barrière est détériorée chez les sujets atteints de maladie d’Alzheimer.
Par ailleurs le cerveau possède ses propres cellules immunitaires, la microglie. Leur réponse inflammatoire pourrait-être protectrice dans un premier temps, mais son amplification pourrait s’avérer néfaste au cours de la progression de la maladie.
Ces deux mécanismes doivent être mieux compris et pourraient représenter d’importantes pistes thérapeutiques.
3. Durée des projets
Les projets seront d’une durée de 3 à 5 ans et dotés de 1 à 2 millions d’euros chacun. 6 à 8 projets seront retenus.
Outre les critères d’évaluation ordinaires (méthodologie, objet du projet, pertinence du sujet, degré d’innovation et valeur heuristique, faisabilité, expertise des équipes…) ces projets comporteront obligatoirement une collaboration en Europe, aux Etats-Unis ou au Canada.

4. La dimension internationale
Dans le cadre des exigences de l’appel à projet, il sera demandé un couplage avec d’autres unités de recherche en Europe afin de pousser la recherche à l’excellence également sur le plan des collaborations internationales.
Des coopérations avec les Etats-Unis et le Canada seront également possible. L’urgence de la recherche est telle que l’ensemble des collaborations internationales possibles est de nature à promouvoir les découvertes de demain nécessaires au développement de futurs traitements qui combattront efficacement la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées.

#3 Sélection et évaluation des projets
1. Instances
Deux instances valident obligatoirement et statutairement les projets et les budgets de l’opération :
Le Comité Scientifique Européen
Le Conseil d’Administration de la Fondation
Le Comité Scientifique Européen est composé de chercheurs, experts internationaux dans leurs spécialités et sans lien avec les équipes de recherches française qui soumissionnent lors des appels à projet. Il n’y a aucun chercheur français présent dans le Comité Scientifique Européen afin de prévenir tout conflit d’intérêts.
Le Président du Comité Scientifique Européen est le Pr Giovanni Frisonni (CHUG, Genève).
La composition du Comité Scientifique Européen de la Fondation Recherche Alzheimer est consultable au lien suivant : https://alzheimer-recherche.org/notre-fondation/notre-organisation/le-comite-scientifique-europeen/
Le Conseil d’Administration valide les projets sur le plan scientifique et plus encore sur le plan budgétaire : possibilité de la réalisation budgétaire, clarté des objectifs attendus et excellence reconnue des porteurs de projets.
2. Le processus de sélection mené sera le suivant
A l’échéance de la Tombola « 1Picasso pour 100 euros » organisée par la Fondation Recherche Alzheimer, un appel à projets sera élaboré par le Comité Scientifique de la Fondation. Une fois élaboré, l’appel à projet sera communiqué publiquement : sites internet spécialisés, centres de recherches, journaux spécialisés et autres supports.
Un calendrier sera établi en 2026.
La méthodologie :
Une fois l’appel à projet lancé, les candidats postent leurs projets sur une plateforme dédiée.
