David Blum, Lille Neuroscience & Cognition – Inserm UMR-S1172
Dans la maladie d’Alzheimer et d’autres maladies liées à la protéine tau (appelées tauopathies), certaines cellules du cerveau appelées astrocytes jouent un rôle clé. Ces cellules soutiennent l’activité des neurones et participent à l’équilibre du fonctionnement cérébral. Or, lorsqu’elles deviennent dysfonctionnelles, elles peuvent contribuer aux troubles de la mémoire et du comportement observés dans ces maladies. Des travaux récents ont montré que les astrocytes de patients atteints de maladie d’Alzheimer présentent un niveau anormalement haut en récepteurs A2A pour l’adénosine (A2AR), avant même que les symptômes cognitifs n’apparaissent, ce pourrait aggraver la progression de la maladie. Ces récepteurs sont connues pour être une des cibles de la caféine (qui va venir les bloquer), dont la consommation réduit le risque de développer la maladie d’Alzheimer.
Notre projet a pour objectif de comprendre comment cette augmentation précoce des récepteurs A2A dans les astrocytes influence leur comportement et celui des autres cellules du cerveau (neurones et microglies) dans un modèle de tauopathie. Pour cela, un modèle de souris qui développe progressivement des anomalies similaires à celles observées chez les patients sera utilisé, dans lequel l’expression du A2AR sera augmentée dans les astrocytes tel qu’observé dans le cerveau des patients. Les conséquences sur la mémoire, les neurones et la microglie seront étudiées. De plus, l’efficacité d’un médicament déjà approuvé par la FDA, l’Istradefylline (KW6002), capable de bloquer ces récepteurs, sera évaluée, afin d’en déterminer le potentiel thérapeutique.
Durée du financement : 3 ans





