Nadja Van Camp, CEA Fontenay-aux-Roses
La maladie d’Alzheimer est liée à l’accumulation anormale de petites protéines appelées amyloïdes dans le cerveau. Aujourd’hui, on sait que les formes les plus précoces et les plus toxiques ne sont pas les dépôts visibles (plaques), mais de petites structures solubles et instables, très difficiles à détecter. Cette difficulté limite fortement le diagnostic précoce et le développement de traitements efficaces.
Ce projet a pour objectif de mieux comprendre ces formes précoces et surtout de les détecter grâce à de nouvelles sondes fluorescentes. Ces sondes, conçues à partir de peptides, émettent un signal dans le proche infrarouge lorsqu’elles reconnaissent spécifiquement ces agrégats toxiques. Les chercheurs développent d’abord des modèles cellulaires reproduisant les premiers événements de la maladie, puis testent ces outils dans des modèles animaux afin de valider leur efficacité.
À terme, ce travail vise à permettre une détection plus précoce de la maladie d’Alzheimer, notamment dans des fluides biologiques comme le sang ou le liquide céphalo-rachidien. Cela pourrait ouvrir la voie à des diagnostics moins invasifs, à une meilleure compréhension des mécanismes de la maladie et à des traitements plus ciblés et plus efficaces.
Durée du financement : 3 ans




