Loïc Broix, Institut de Biologie Paris Seine (IBPS), INSERM Paris Sorbonne
La dégénérescence lobaire fronto-temporale (DLFT) est une maladie neurodégénérative dont les premiers symptômes apparaissent généralement entre 50 et 65 ans. Dans la majorité des cas, elle est associée à une protéine appelée TDP-43, qui s’accumule de manière anormale dans les neurones des lobes frontaux et temporaux. Cette accumulation rend la protéine toxique, entraînant la mort progressive des neurones et provoquant des troubles du comportement, de la personnalité et du langage.
Dans des neurones sains, cette protéine participe à la formation de petites structures dynamiques, appelées granules, qui transportent des informations essentielles au bon fonctionnement des cellules. Normalement, ces granules se forment et se dissolvent de manière contrôlée. Mais dans la DLFT, ce mécanisme se dérègle et favorise la formation d’amas nocifs.
Ce projet propose que ce dérèglement soit lié à un élément clé de la cellule, le réticulum endoplasmique, un réseau de membranes qui pourrait contrôler ces granules. L’objectif est de comprendre comment les interactions entre ce réseau et les granules contenant TDP-43 fonctionnent et pourquoi elles se dérèglent dans la maladie.
À terme, ces recherches pourraient aider à freiner l’accumulation toxique de TDP-43 et mieux protéger les neurones, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives contre la maladie.
Durée du financement : 3 ans





