A l’heure actuelle, on ne dispose encore d’aucun traitement curatif permettant de guérir la maladie d’Alzheimer, mais de nouveaux médicaments, des anticorps anti-amyloïdes, arrivent sur le marché.

Les traitements symptomatiques de la maladie d'Alzheimer

Ces traitements cherchent à réduire les symptômes de la maladie, en particulier les troubles de la mémoire et les autres troubles associés.

Ces médicaments sont utiles, même si leur effet s’atténue avec le temps, mais ne sont malheureusement plus remboursés par l’assurance maladie en France, où ils restent néanmoins disponibles.

Les Inhibiteurs de l’acétylcholinestérase

Les  anticholinestérasiques, il s’agit de trois médicaments destinés à augmenter l’acétylcholine (un neurotransmetteur) disponible dans les synapses : donépezil, galantamine, rivastigmine.


Les Antiglutamates (antagonistes des récepteurs NMDA)

Cette classe thérapeutique ne comprend qu’un seul médicament, la mémantine, qui a montré une certaine efficacité dans les formes avancées de la maladie. Le glutamate est un neurotransmetteur (molécule permettant la transmission des informations d’un neurone à l’autre) qui jouerait un rôle dans les fonctions cérébrales d’apprentissage et de mémorisation.

Les nouveaux traitements de fond par immunothérapie

Ces traitements cherchent à infléchir le cours de la maladie, sont à l’heure actuelle au nombre de deux : le lecanemab et le donanemab. II s’agit d’anticorps ciblant le peptide ß-amyloïde, le constituant de dépôts cérébraux anormaux qui caractérisent la maladie d’Alzheimer. Ces produits ont été approuvés par les autorités sanitaires de nombreux pays, notamment la FDA pour les Etats-Unis et l’EMEA pour l’Union Européenne. Ils sont disponibles et utilisés aux Etats-Unis et dans d’autres pays (Japon, Royaume-Uni,…). En Europe la situation est plus complexe, car chaque pays, après l’autorisation européenne d’un médicament, garde la décision sur les conditions de sa mise sur le marché et de son remboursement. En France aucun des deux produits n’a reçu le feu vert pour un remboursement ce qui bloque de fait leur mise à disposition (note : la décision portant sur le donanemab est encore attendue). La controverse porte sur le rapport bénéfice/risque de ces traitements, jugé pour le moment insuffisant pas les autorités. De nouveaux anticorps de même type, mais qui devraient avoir moins d’effets indésirables, sont en cours de développement.

D’autres traitements (gantenerumab, crenezumab, solanezumab… ) ont été un échec et leur développement a été stoppé.

La piste thérapeutique des anticorps monoclonaux ciblant les amas de protéine tau pathologique (l’autre anomalie de la maladie d’Alzheimer) est moins avancée à ce jour. Il faut néanmoins se souvenir de combien d’échecs a été marqué le parcours des anticorps monoclonaux ciblant le peptide ß-amyloïde avant d’arriver à l’enregistrement des premiers de ces traitements.

Autres pistes thérapeutiques :

37% des médicaments actuellement testés dans la MA sont des repositionnements (« repurposing ») de produits déjà commercialisés pour d’autres indications. Les autres, outre les approches décrites ci-dessus, sont des molécules agissant sur des cibles variées telles que : inflammation, neurotransmission, métabolisme, vascularisation…

Les traitements non medicamenteux de la maladie d’alzheimer

En dehors des traitements médicamenteux, il existe de nombreuses prises en charge qui tendent à améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Ces interventions visent à préserver le plus longtemps possible l’autonomie des malades, à atténuer les troubles du comportement et à soutenir les aidants.

Un des buts de ces thérapies est également de garder le lien social, de rompre l’isolement dans lequel peuvent s’enfermer certains malades. En proposant des activités plaisantes et stimulantes, la personne peut prendre conscience de ses capacités préservées et ainsi être valorisée. Les prises en charge non médicamenteuses peuvent être spécifiques à différents stades de la maladie, elles sont diverses et variées, en groupe ou de façon personnalisées, à domicile ou à l’extérieur. Leur mise en place est à réfléchir avec les besoins et les envies de la personne.

L’annonce du diagnostic implique un bouleversement pour la personne et pour son entourage. Un suivi psychologique peut être nécessaire pour aider le patient et/ou son entourage à faire face à cette annonce ainsi qu’aux difficultés rencontrées dans le quotidien. Les psychologues peuvent intervenir dans le cadre individuel, ou dans des groupes de parole.

– La stimulation cognitive : il s’agit d’une approche neuropédagogique impliquant les facteurs cognitifs (attention, mémoire…) et les facteurs psycho-sociaux (confiance en soi, socialisation…).  Elle vise à optimiser les fonctions préservées. Cette prise en charge peut s’adapter aux différents stades de la maladie. Elle peut être pratiquée en individuel ou en groupe homogène dans le cadre d’atelier mémoire.
– La revalidation cognitive : contrairement à la stimulation cognitive, la revalidation cognitive s’appuie sur des techniques compensatoires pour pallier le déficit cognitif de la personne. C’est une rééducation neuropsychologique individualisée qui s’adapte aux difficultés propres de la personne. Son principal objectif est de permettre le maintien à domicile en favorisant l’autonomie. Ces deux types de prises en charge peuvent être proposés par des neuropsychologues ou des orthophonistes, ainsi que des ergothérapeutes pour les activités de la vie quotidienne.

Découvrez le podcast du Pr Anne-Marie Ergis pour en savoir plus :

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– L’activité physique : il est important de garder une activité physique le plus longtemps possible car celle-ci aurait des bienfaits sur les fonctions cognitives et sur les capacités physiques, notamment en prévenant les chutes et en préservant la mobilité. Des thérapies adaptées aux besoins de la personne peuvent être administrées par des kinésithérapeutes, des psychomotriciens et des ergothérapeutes.
– Bien être corporel : des techniques comme les massages et la relaxation peuvent détendre la personne et ainsi diminuer les troubles du sommeil, l’anxiété, les troubles du comportement.

Beaucoup de thérapies montrent un effet positif sur l’humeur des personnes en favorisant le bien être. Parmi ces thérapies, nous répertorions celles basées sur :
– Les sens : la stimulation mutisensorielle, l’aromathérapie, la chromothérapie, la luminothérapie, la relaxation, les massages, la thérapie assistée d’animaux.
– La créativité : l’art-thérapie et la musicothérapie. L’expression artistique permettrait d’améliorer sensiblement l’expression orale dans les stades avancés de la maladie et de diminuer les symptômes comportementaux.

Les ergothérapeutes peuvent proposer des conseils et des aménagements au domicile afin de l’adapter au besoin de la personne. Leur connaissance des technologies et de diverses techniques permet  de sécuriser l’environnement, de l’adapter pour pallier les difficultés quotidiennes et ainsi  prolonger l’autonomie et d’améliorer la qualité de vie à domicile.

Découvrez également le podcast d’Hervé Platel, Musique & Alzheimer pour en savoir plus sur la musicothérapie :

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