
Les rythmes lents du système nerveux et leur déficit dans la maladie d’Alzheimer : vers la détermination d’un marqueur précoce pour identifier les personnes à risque et la mise au point d’un protocole de modulation de ces rythmes
Il y a 10 ans environ, des recherches ont mis en évidence l’existence d’un système de clairance du tissu cérébral, le « système glymphatique ». Ce système, particulièrement actif pendant le sommeil, permet des échanges entre les fluides cérébraux à des rythmes lents de moins d’un cycle toutes les 20 secondes. Il est notamment impliqué dans l’élimination des agrégats de protéines toxiques, telles que le peptide amyloïde-beta et la protéine tau hyperphosphorylée caractéristiques de la maladie d’Alzheimer (MA). Des hypothèses récentes suggèrent ainsi que le système glymphatique pourrait être déficitaire précocement dans la MA, possiblement à un stade non symptomatique. Le projet propose d’évaluer de manière non invasive les rythmes lents du système glymphatique, chez des personnes âgées cognitivement saines et des patients avec trouble cognitive léger (stade pré-démentiel de la MA). Les objectives sont (1) de déterminer les liens entre rythmes lents des fluides cérébraux et rythmes lents de l’activité du système nerveux, (2) de quantifier le déficit des rythmes lents à un stade clinique précoce de la MA, (3) d’étudier l’association entre rythmes lents à l’éveil et troubles du sommeil, (4) d’évaluer l’intérêt d’un protocole de stimulation sensorielle sur la modulation des rythmes du système glymphatique. Les personnes âgées participant à cette étude seront issues d’une cohorte longitudinale suivie sur une décennie (cohorte Inspire à Toulouse), ce qui permettra à plus long terme d’étudier le lien entre les marqueurs des rythmes lents du système glymphatique et une évolution cognitive défavorable vers une démence de type MA.




















